Comment le cancer de mon père a changé ma vie

article sur l'impact du cancer de mon père sur ma vie

“Comment le cancer de mon père a changé ma vie”

… sacré titre n’est-ce pas ? Surtout en cette période de fête 🙂

Alors non, croyez pas que je vais vous faire sortir les mouchoirs ou que je veux que vous ayez pitié de moi ! Absolument pas.
L’objectif de cet article est de vous expliquer comment je suis arrivée à la découverte du minimalisme, du zéro déchet. Que vous arriviez à comprendre le cheminement “intellectuel” suivi pour en arriver là. L’électrochoc qui a été nécessaire pour me “réveiller”.

Quand j’ai créé ce blog, je savais qu’il serait plus personnel que mon blog de cuisine, et cet article en est le parfait exemple. Vous prendrez, vous laisserez… peu importe ! Pour la 1ère fois, je vous ouvre mon cœur.

Les émotions

Alors non, le jour où mon père m’a annoncé qu’il avait un cancer des poumons, je ne me suis pas dit “tient, et si je changeais de vie ?!”. C’est un peu plus compliqué que cela. Je suis passée par un stade de tristesse et de désespoir. Vous savez quand vous vous sentez inutile, comme si on vous arrachait le cœur et que vous étiez spectateur. 

Puis je me suis mise en colère. Une colère profonde, avec une envie de foutre en l’air tout le monde ! Pourquoi mon père ?! Pourquoi nous ? Pourquoi notre famille ?! À me demander sans cesse ce que nous avions fait pour mériter ça. 

Puis, j’ai accepté.

Accepté de voir mon père malade, de voir que ce n’était qu’un simple être humain, comme nous tous. Et accepté que oui… un jour, il nous quitterait, même si je pense que je ne serai jamais vraiment prête pour cela.

L’annonce

C’est en septembre 2015 que le verdict est tombé. Au départ, les médecins étaient pessimistes, mais il s’avère que contre toutes attentes, le 3ème protocole mis en place fonctionne plutôt correctement, mon père est un warrior ! Les métastases ne disparaitront jamais complètement (quoi que, ne jamais dire jamais !) mais elles rétrécissent ! On pensait que Noël 2015 serait le dernier tous ensemble, mais vous voyez, on se rapproche de Noël 2016 et on le fêtera avec lui (et des macarons !!!).

L’une des particularités de ma famille, c’est que, bien que terre à terre (là je parle pas forcément de moi :p), nous sommes des optimistes. Et plutôt que de nous renfermer et nous morfondre, tous à notre manière, nous avons utilisé cette maladie pour rebondir et aller de l’avant.

Un tremplin

En fait, je suis maman. J’ai une fille de 2 ans. Et la 2ème chose à laquelle j’ai pensé quand j’ai appris le cancer de mon père (avant l’acceptation), c’est “Et si ça m’arrive ? Ma fille, que va t’il lui arriver ? Comment va t’elle pouvoir grandir sans moi ?” et ça m’a anéantit… Alors oui, je sais que ça arrive tous les jours ou que je pourrai avoir un accident. Mais il y a bien une chose sur laquelle j’ai la main : c’est mon/notre alimentation et ma manière de consommer.

Cela m’a aussi permis de redéfinir la place du travail (et du stress qui va avec…) dans ma vie et me rendre compte des priorités, qui aujourd’hui sont très clairement ma famille et avoir une meilleure qualité de vie.

J’entends bien que je ne pourrai pas éviter ce qui doit arriver, mais je veux être maitresse de ce que je mange/achète et pouvoir offrir le meilleur à ma famille.

C’est comme cela qu’a débuté mon aventure vers le zéro déchet, le minimalisme et le mieux manger. Un déclic, pas forcément des plus agréables, mais un déclic qui m’a amené beaucoup de positif. Mais ça, je le partagerai avec vous au fur et à mesure des futurs articles.

Et vous ? Quel a été votre déclic ?

signature blog Je Mood Aline

 

 

 

2 Commentaires

  1. Bonjour,

    Chaque étape de la vie amène à des moments décisifs dans notre vie. Avoir des enfants , voir grandir ses enfants et les laissez prendre leurs directions , voir partir ses enfants qui est je dois l’avouer est une déchirure mais qui fait parti du cycle de la vie , mais pour ça , vous avez encore quelques splendides années devant vous.Ne plus pouvoir faire le même travail car la vie vous a usée et apprendre à faire face avec des conditions de vie qui n’étaient pas celles de votre jeunesse ni forcément celles de vos rêves les plus fous mais nous devons nous adapter devant le rouleau compresseur de nos émotions , consommer autrement , faire travailler les agriculteurs de notre village , apprendre à cuisiner avec imagination et bon goût .Chaque jour qui passe nous donne une leçon et à nous de n’en retenir que le meilleur dans la mesure du possible.La société de consommation est telle qu’elle crée des besoins dont nous pouvons nous passer en y réfléchissant quelques minutes et c’est à nous de ne pas céder aux sirènes qui nous attirent.

    1. Bonjour Isabel,
      Merci pour ce commentaire 🙂 Le départ des enfants… je n’ai pas hâte ! Et c’est pourtant une réalité. Pour le moment, je ne peux que lui donner les outils/pistes qui pourront la mener vers un chemin, qui je l’espère sera, des plus sereins et adapté à ses rêves et attentes. On est un peu comme de la pâte à modeler face à la vie. A nous de nous adapter et de faire en sortir d’en sortir + fort 🙂

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